WikiLeaks: un «centre d’espionnage» dans l’ambassade d’Equateur? – RFI

Written by on 15/04/2019

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Le président équatorien Lenin Moreno continue de justifier sa décision de retirer l’asile au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Dans une interview réalisée par le quotidien britannique « The Guardian » le 14 avril, le chef de l’État affirme que l’ambassade équatorienne a failli être transformée en « centre d’espionnage ».

Avec notre correspondant en Equateur, Eric Samson

Si l’on en croit les témoignages d’employés de sécurité cités par le quotidien El País, les 300 m2 de l’ambassade équatorienne à Londres « étaient remplis de caméras, filmant à la fois l’intérieur et l’extérieur » du bâtiment. Julian Assange y est décrit comme un homme obsédé à l’idée de voir des images de lui récupérées par Londres. Exemple : quand il a fallu réparer la douche de l’activiste australien, l’ambassade a fait appel à un plombier espagnol de confiance afin d’éviter que des micros ne soient placés par les services secrets britanniques.

Ambiance de plus en plus tendue

Les témoignages montrent une ambiance chaque fois plus tendue entre Assange et les fonctionnaires de l’ambassade. Selon le président Moreno, Assange a utilisé des équipements électroniques fournis par le gouvernement de l’ex-président Rafael Correa pour interférer dans les affaires internes d’autres pays. On se souvient en particulier de ses déclarations en faveur d’une Catalogne indépendante.

Raison suffisante

Selon Lenin Moreno, Assange a violé les conditions de son asile en continuant à organiser les campagnes de WikiLeaks, dont la publication de documents défavorables à Hillary Clinton subtilisés par les services secrets russes. Que cela ait pu être fait depuis les locaux de l’ambassade est pour Lenin Moreno une raison suffisante pour retirer l’asile à l’activiste australien sans déroger, dit-il, au droit international.

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